Que faire si je m’inquiète pour un proche qui a de sérieux problèmes de santé mentale?

Si vous avez peur que l’état de santé mentale d’un proche menace sa sécurité, la vôtre ou celle des autres, vous pouvez amener la personne aux urgences de l’hôpital le plus près, mais seulement si c’est possible de le faire en toute sécurité tant pour elle que pour vous.

Si votre proche refuse d’aller aux urgences

Si la personne refuse d’aller à l’hôpital ou de se faire aider, vous pouvez demander à un juge de paix (celui-ci joue à peu près le même rôle qu’un juge) de signer la Formule 2 – Ordonnance d’examen.

Cette formule donne à la police la permission de forcer votre proche à voir un médecin, même s’il ne veut pas. Le médecin évaluera l’état de santé de la personne dès que possible pour déterminer si elle peut être libérée ou si elle a besoin de soins psychiatriques.

Pour convaincre un juge de paix de signer la Formule 2, vous devez lui expliquer la situation. Dites-lui pourquoi vous pensez que votre proche présente un danger pour sa propre sécurité, la vôtre ou celle des autres, et présentez-lui des preuves de son .

Vous pouvez aussi demander à un juge de paix de signer la Formule 2 si votre proche n’est pas capable de prendre ses propres décisions en matière de santé et que son état mental ou physique empire de beaucoup.

Le juge de paix étudiera les faits et déterminera si la Formule 2 convient. Si oui, il signera la formule, qui deviendra alors une ordonnance.

Vous devrez ensuite présenter cette ordonnance au poste de police. La police aura sept jours à compter de la date de signature pour l’exécuter.

Pensez-y bien avant de demander une Formule 2. Dans la plupart des cas, votre proche peut savoir qui a fait la demande. Cela pourrait affecter votre relation avec lui.

Si la situation est urgente

Avant d’appeler le 9‑1‑1 pour une crise de santé mentale, demandez-vous si cela ne ferait qu’empirer la situation. Certaines personnes réagissent mal quand elles sont confrontées à des figures d’autorité, comme des policiers, et les risques de blessure pourraient augmenter pour votre proche et les autres.

Si vous décidez d’appeler le 9‑1‑1, demandez-vous quelles informations vous pouvez donner au répartiteur pour assurer la sécurité de tous. Par exemple, la personne en crise a-t-elle un handicap physique ou mental qui nuit à sa mobilité ou qui l’empêchera de répondre facilement à la police? Y a-t-il d’autres facteurs, comme la langue, qui pourraient compliquer la communication avec la police?

Si vous appelez au 9‑1‑1, expliquez que c’est une urgence en santé mentale. Certaines régions ont des équipes spéciales pour ce type d’intervention.

Si la police croit que votre proche ou quelqu’un d’autre est en danger réel, elle peut amener votre proche voir un médecin qui évaluera son état de santé mentale.

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