J’ai un handicap. Comment savoir si je suis victime de mauvais traitements?

2. Voyez s’il faut alerter une personne

Pensez à une personne à qui vous pouvez dire que vous subissez des mauvais traitements. Vous pourriez aussi communiquer avec la police en appelant le 9‑1‑1 s’il y a urgence.

Alerter une personne au sujet de mauvais traitements peut être une décision difficile à prendre. Vous pourriez craindre :

  • que la personne le dise à d’autres;
  • qu’on ne vous croie pas;
  • de perdre du soutien ou des services.

Vous pourriez aussi avoir peur de ce qu’on pourrait dire ou faire si vous parlez, ou craindre la réaction de votre agresseur.

Vous pouvez en parler à une personne de confiance, comme un médecin, un infirmier, un avocat, un travailleur social ou un conseiller.

Un ami ou un parent pourrait vouloir vous aider, mais ne pas savoir comment. Cette personne pourrait ne pas comprendre que les mauvais traitements n’ont pas les mêmes effets sur tout le monde. Elle pourrait croire que vous allez bien quand ce n’est pas le cas. Elle pourrait se sentir obligée de choisir un camp si elle connaît votre agresseur. Enfin, elle pourrait ne pas être consciente de l’importance de respecter votre vie privée.

Pourquoi alerter une personne

Signaler vos mauvais traitements à une personne pourrait :

  • être la seule façon de les faire cesser;
  • vous aider à vous sentir mieux dans votre peau;
  • protéger d’autres personnes.

Faire cette démarche peut avoir des conséquences pour l’agresseur ou vous permettre d’obtenir un dédommagement.

Choisissez soigneusement à qui vous parlez. Confiez-vous à une personne qui n’ira pas répéter votre histoire à d’autres sans vous l’avoir demandé. Vous risquez d’empirer la situation si vous en parlez à une personne : 

  • indigne de confiance;
  • qui ne vous croit pas;
  • qui est du côté de l’agresseur.

Avant de vous confier à une personne, vous pouvez lui demander de garder le secret. Certaines personnes peuvent ne pas être en mesure de le faire, car elles sont obligées de signaler tous les cas de mauvais traitements qu’elles découvrent ou soupçonnent.

Personnes obligées de signaler les cas de mauvais traitements

Voici des cas où la personne à qui vous vous confiez pourrait ne pas pouvoir garder votre histoire confidentielle.

Si les Services de l’Ontario pour les personnes ayant une déficience intellectuelle (SOPDI), ou un autre organisme fournissant des services aux personnes ayant un handicap du développement, soupçonnent des mauvais traitements, ils pourraient devoir en informer votre si vous en avez un. Ils doivent d’abord obtenir votre consentement, à moins qu’ils jugent que vous êtes inapte à le donner.

Si les SOPDI ou l’organisme croit que les mauvais traitements pourraient être d’ordre criminel, ils ont le devoir d’alerter la police. Ils n’ont pas besoin de votre consentement dans ce cas, et ne peuvent rien faire tant que la police n’a pas fini d’enquêter.

Si vous vivez dans un foyer de soins de longue durée ou une , toute personne (sauf les autres résidents) qui croit que vous êtes victime de mauvais traitements doit le signaler. Si vous en parlez au propriétaire, au directeur ou à un employé de l’établissement, celui-ci peut être accusé d’une infraction s’il ne signale pas la situation.

La personne qui croit qu’un enfant est victime de mauvais traitements ou de négligence doit absolument alerter une société d’aide à l’enfance. C’est une obligation légale pour tous, y compris les membres de la famille, les amis et les voisins.

La plupart des professionnels peuvent être accusés d’une infraction pour ne pas avoir signalé un cas d’enfant victime de mauvais traitements à une . Ces personnes comprennent les enseignants, les médecins, les infirmiers, le personnel des garderies, les conseillers familiaux, les travailleurs sociaux, les chefs religieux et les policiers.

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