Qui peut consulter mon dossier de santé mentale?

2. Renseignez-vous sur ce qui arrive si quelqu’un est en danger

Votre peut divulguer des renseignements sur votre santé mentale sans votre permission s’il croit que vous ou une autre personne pourriez subir des torts importants. Son objectif est d’éviter une situation critique.

Danger pour vous

Si vous êtes à risque de vous blesser gravement ou de vous suicider, votre professionnel de la santé peut divulguer des renseignements sur votre santé mentale pour tenter de vous aider. Il peut par exemple appeler une ambulance ou la police.

Voici un exemple où votre professionnel de la santé peut divulguer vos renseignements : vous avez déjà dit à votre thérapeute dans le passé que vous étiez alcoolique et aviez des idées suicidaires. Si vous l’appelez en état d’ébriété et lui dites que vous allez vous suicider, il peut donner vos renseignements à la police.

Cela dit, il est interdit à votre professionnel de la santé de divulguer vos renseignements si par exemple vous lui avez simplement révélé :

  • que vous pensez parfois au suicide;
  • que vous consommez de façon abusive des médicaments sur ordonnance;
  • qu’il vous arrive de vous blesser quand vous êtes triste.

Danger pour un adulte

Si vous risquez de blesser un adulte gravement, votre professionnel de la santé peut divulguer vos renseignements pour tenter de vous en empêcher.

Par exemple, votre thérapeute peut le faire si vous dites une chose comme : « Je vais poignarder X demain matin, et je sais comment je vais m’y prendre. » Dans ce cas, votre thérapeute pourrait appeler la police pour tenter de prévenir le drame.

Par contre, il est interdit à votre thérapeute de divulguer vos renseignements si vous dites des choses comme : « Il m’arrive de vouloir frapper d’autres personnes quand je suis en colère. »

Danger pour un enfant

Si votre professionnel de la santé croit que vous pourriez causer du tort physiquement, émotionnellement ou psychologiquement à un enfant, la loi l’oblige à le signaler à une société d’aide à l’enfance.

Il doit le faire même si l’enfant n’est pas physiquement en danger. Un danger psychologique ou émotionnel suffit.

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